Théâtre & culture

La soubrette : la servante rusée qui mène l'intrigue

Un des personnages les plus vifs et les plus aimés de la comédie classique.

Seduction

D'où vient le mot ?

Le mot soubrette vient de l'ancien provençal et désigne, dans la comédie classique, la servante d'une maison — vive, maligne et bien plus lucide que ses maîtres.

Loin d'être un simple second rôle, la soubrette est souvent le véritable moteur de l'intrigue : c'est elle qui tire les fils, arrange les mariages et déjoue les projets.

Une figure de la comédie

Héritière des servantes rusées de la commedia dell'arte, la soubrette brille dans le théâtre français des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Chez Molière, chez Marivaux, elle incarne l'esprit populaire, le bon sens et la répartie.

Dorine, Toinette, Lisette : ces noms restent attachés à des rôles pleins d'énergie, où la domestique ose dire tout haut ce que les autres taisent.

Un héritage vivant

La soubrette a essaimé bien au-delà du théâtre : opéra, opérette et cinéma ont repris cette figure de la jeune femme espiègle et débrouillarde.

Elle demeure le symbole d'un théâtre où l'intelligence et la vivacité comptent plus que le rang.

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